mardi 12 mai 2020

93. Les journaleux 1. Kauffmann, du Monde

Les membres de l’ignoble con frérie des journaleux, étude de leurs performances journaleuses


Classement :




Référence
*Sylvie Kauffmann, dans L’Esprit public, « Demain, quel retour au travail ? », France Culture, 10 mai 2020 (lien)

L’auteur
Kauffmann (Sylvie), née en 1955 (OK, boomer !), est journaliste au Monde.

Texte
Déclaration faite à 11 h 45 : « Il y a eu énormément de commentaires à l’étranger sur les attestations dérogatoires françaises, sur ce génie français de la bureaucratie. La manière dont étaient formulées ces attestations a beaucoup fait rire à l'étranger »

Commentaire
Le fait de travailler au Monde est déjà un mauvais point : c’est être associé à l’individu assez imMonde qu’est Le Parmentier, con pourrait qualifier de « roi des journaleux ».
Mais Kauffmann va plus loin : dans cette émission consacrée au déconfinement, durant laquelle les lieux communs (« bien français », « esprit français », « jacobinisme », etc.) ont été enfilés avec ardeur, elle se distingue avec sa sortie sur les rires qu’auraient suscités « à l’étranger » le système des attestations de sortie.
Je remarque qu'aucun des ses interlocuteurs n'a fait écho à ce thème, à mon avis, , sans doute par « courtoisie ». Ils étaient sans doute tous un peu gênés (car, à part l'animateur de l'émission, c'était tous des hommes, et même des hommes blancs)..

Premier point
Pour ma part, je ne crois pas une seconde que ce système ait intéressé le moins du monde « les étrangers », si ce n’est quelques journaleux en mal de copie, ni a fortiori provoqué leurs « rires ».

Second point
En quoi les opinions des journaleux étrangers ont-elles le moindre intérêt ? Rappelons la campagne des journaleux US (pas seulement eux, il y avait dans le coup tous les autres imbéciles américains brandissant leurs Liberty Fries) au moment où le gouvernement français avait décidé de ne pas cautionner à l’ONU l’attaque de l’Irak (2003). Une campagne spécifiquement dirigée contre la France, épargnant l’Allemagne, qui avait pourtant pris la même décision.
C’est curieux, mais on ne voit jamais en France de véritable campagne de presse contre un pays étranger, alors que les journaux britanniques de caniveau en sont friands envers  « le pays des froggies »).
On peut aussi évoquer l'obsession pathologique de la sous-caste journaleuse US sur les histoires de voile musulman et de burqa en France (voir par exemple Marianne, lien). Le journaleux US se prend vraiment pour un « Intouchable » !

Troisième point
En réalité, c’est Kauffmann qui, du bas de son ignoblesse journaleuse, a trouvé ce système ridicule, pour on ne sait quelle raison. Et qui trouve intelligent d'en informer le monde entier, et même l'auditorat de France Culture, au moment où il va prendre fin. Bravo. Contre l’avis de la plupart de gens qui l’ont en fin de compte accepté. 
Comme aurait dit Raoul Volfoni, Kauffmann, c’est du top, Kauffmann, c’est de l'happy few (bien qu’elle ignore sûrement qui peut bien être Stendhal).

Quatrième point
Je ne suis pas sûr qu’on puisse justifier l’argument « le système des attestations était risible » autrement que par un réflexe journaleux pavlovien, mais je ne vais pas m’engager dans cette discussion (pour le moment).

Conclusion
À mon avis, c’est clair :
Kauffmann, du Monde, fait bien partie de l’ignoble con frérie des journaleux.



Création : 12 mai 2020
Mise à jour :
Révision :
Auteur : Jacques Richard
Blog : Les Malheurs de Sophisme
Page : 93. Les journaleux 1. Kauffmann, du Monde
Lien : https://lesmalheursdesophisme.blogspot.com/2020/05/les-journaleux-1-kauffmann-du-monde.html







mercredi 6 mai 2020

92. Rhétorique bourdivine dans Télérama

Quelques remarques sur un réflexe pavlovien de la presse « de gauche »


Classement : école ; inégalités sociale ; Bourdieu




Référence
*Juliette Bénabent, « Les élèves fragiles décrochent, leurs profs s’accrochent », Télérama, n° 3668, 29 avril 2020, page 12

L’auteur
Juliette Bénabent est rédactrice à Télérama.

Texte
« Les élèves fragiles décrochent, leurs profs s’accrochent »
« "Les portes de l’école se sont fermées sur une institution qui va mal, avec des enseignants épuisés et certains élèves de plus en plus éloignés de la culture scolaire", rappelle Gabrielle, professeure de français dans un collège d’éducation prioritaire. "L’école est un miroir des inégalités. Cette banalité saute aux yeux aujourd'hui : les élèves favorisés s’approprient l’enseignement à distance, tandis que d’autres disparaissent des radars. On a affaire à deux mondes totalement distincts." »

Analyse et commentaire
Il s’agit pour l’essentiel d’une citation, de paroles prononcées par une professeure, mais cela cadre parfaitement avec ce qu’on pourrait appeler « idéologie bourdivine » caractéristique de Télérama et de nombreux médias « de gauche ».

To work or not to work
Une analyse un peu cynique pourrait conduire à dire que ceux « qui disparaissent des radars » sont, non pas « les élèves fragiles », mais ceux qui n’en foutent pas une à l’école, ceux qui traitent d’autres élèves de « bouffons » parce que ceux-ci se comportent comme des élèves corrects. Il est donc normal qu’ils en fassent encore moins (si c’est possible ; en fait, ils perturbent moins le travail des autres) dans un moment où la surveillance scolaire se relâche, où elle incombe entièrement aux parents. De même qu’il est normal que les élèves qui « travaillent bien » à l’école, continuent de « travailler bien » à la maison, parce qu’ils ne considèrent pas l’école exclusivement comme une privation de liberté.

Des élèves favorisés et des élèves fragiles ?
Ces élèves-ci, « Gabrielle » et Télérama les appellent « favorisés ». « Favorisé » est en fait un synonyme de « qui travaille à l’école » ; mais c'est aussi un terme péjoratif, parce qu’il renvoie à une notion sociologique,  l’origine familiale de l’élève. Il travaille bien, mais c’est parce qu’« il a de la chance : sa mère est prof » (graffiti à la Faculté des Lettres de Nantes en 2019) ; apparemment, durant leur grossesse, les professeures nourrissent leurs fœtus non seulement d’aliments matériels riches, mais aussi de leur immense culture (trop cool). Quid de ceux dont seulement « le père est prof » ?
Remarquer aussi la formule : « les élèves favorisés s’approprient l’enseignement à distance » qui peut aussi vouloir dire qu’ils le confisquent, qu’ils empêchent les « élèves fragiles » d’y accéder. Salauds de fils de profs et de cadres !

Origine sociale et réussite scolaire
Cette conception n’est pas totalement absurde dans le sens où il existe une relation entre « origine sociale » et « réussite scolaire » (pas un « déterminisme »), mais la mise systématique en avant de cette relation par des procédés rhétoriques divers aboutit à l’occultation du fait que la réussite scolaire exige (hic et nunc) un minimum de travail (wooo, l’bouffon !). En présentant les élèves qui ne foutent rien comme « fragiles », Télérama occulte aussi cela, laissant croire que tous les élèves ont une égale « soif de savoir ». Bien sûr, il faut tenir compte de cette relation, mais la profération de lieux communs n’aide pas à la résolution des problèmes. Ainsi « l’école est le miroir des inégalités », formule qui n’a strictement aucun sens, dont « Gabrielle » perçoit d’ailleurs la « banalité », mais qu’elle utilise tout de même.

L'école est-elle un miroir qu'on promène le long du chemin ?
Formulation curieuse pour une « professeure de français » : « L’école est un miroir des inégalités. Cette banalité saute aux yeux aujourd'hui ». Elle ne veut pas dire « la banalité de ma formule saute aux yeux » mais « le fait évoqué par ma formule banale est vérifié aujourd'hui de façon évidente ».
En tout état de cause, je ne comprends pas la métaphore du miroir, appliquée au système scolaire. En fait, ce sont les résultats scolaires qui « reflètent » les inégalités, pas  « l’école » (de même que si je plante un clou de travers, c’est le résultat de l’opération qui « reflète » ma maladresse, pas le marteau !).



Création : 6 mai 2020
Mise à jour :
Révision :
Auteur : Jacques Richard
Blog : Les Malheurs de Sophisme
Page : 92. Rhétorique bourdivine dans Télérama
Lien : https://lesmalheursdesophisme.blogspot.com/2020/05/rhetorique-bourdivine-dans-telerama.html







mardi 5 mai 2020

91. La prose de Julliard ne vaut pas un liard

Quelques remarques sur un éditorial débile de Julliard et un article ignoble de Franquebalme dans Marianne


Classement :




Références
*Jacques Julliard, « Débâcle à la française », Marianne, n° 1207, 1er mai 2020, page 4
*Benoît Franquebalme, « Pourquoi Chris nous crispe », Marianne, n° 1124, 28 septembre 2018, pages 84-87.

Les auteurs
Jacques Julliard
Normalien, agrégé d’histoire, universitaire (CNRS, université de Vincennes, IEP de Bordeaux, IEP de Paris, EHESS), syndicaliste au SGEN-CFDT et membre des instances de direction de la CFDT ; éditorialiste au Nouvel Observateur ; actuellement à Marianne, où il a tendance ces temps-ci à jouer le rôle de plumitif légèrement exalté.

Benoît Franquebalme
Il s’agit d’un plumitif qui écrit de temps à autres dans Marianne, plus ou moins spécialisé dans la rubrique « Spectacles » ; auteur d’un ouvrage (dispensable) sur Gérard de Villiers.

Commentaire sur l’éditorial de Julliard
Cet éditorial m’a paru tellement nul, absurde, hors de propos et inepte que j’ai envoyé dans la foulée au courrier des lecteurs de Marianne le message suivant, intitulé « Pourquoi Julliard me crispe ? ».
Mon message à Marianne
« Ça n'assone pas aussi bien que « Pourquoi Chris nous crispe », mais l’éditorial de Julliard est aussi nul que cet article, paru il y a quelques mois, sur Christine and the Queens : ce sont deux chefs-d’œuvre de stupidité satisfaite.
Julliard n’est pas toujours aussi con, je le reconnais, mais il essaie souvent, et là, il passe les bornes.
« Personne ne se demande pourquoi avec sa Sécurité sociale, ses CHU, son CNRS, ses ARS, etc., la France compte autant de morts ».
Si je comprends bien, il reprendrait volontiers une chanson con des années 1970 : « Oublier la Sécurité Sociale, les allocations familiales…. ». Il est aussi con tre les CHU, con tre le CNRS, et il ne le dit pas, mais le cœur y est, con tre l’Université qui lui assure des revenus plutôt dodus.
Comme si la Sécurité Sociale était responsable de quoi que ce soit !
Oui, mais, comme il le disait quand il baignait dans l’idéologie libérale (car il a été néolibéral, lui aussi) « notre système social est hors de prix ». Ce qui est comique, c'est de le voir dénoncer les morts dans les EHPAD, alors que les vieux (dont il refuse de voir qu'il fait partie, d'ailleurs) sont une des causes majeure de coût du système social (avec les longues maladies, dont il convient de dénoncer la prise en charge à 100 %, qui « nous coûte un pognon de dingue »).
Il est évident que la Sécurité Sociale n’est pas faite pour gérer des crises sanitaires ; il faut être un imbécile pour croire le contraire.
La crise sanitaire exige des dépenses que ne peut pas assumer la Sécurité Sociale, des décisions qu’elle n’est pas chargée de prendre.

Julliard trouve aussi que l’État en France est un mammouth, reprenant la formule d’un autre con, pas étonnant, qui se ressemble s'assemble. 

Qu’il émigre aux États-Unis, où il n’aura pas à souffrir d’un État surprotecteur, ni d’une Sécurité Sociale impuissante (même si Biden est élu). 
Qu’il cesse de répandre sa bave et ses borborygmes dans les colonnes de Marianne. »

Analyse
1) Franquebalme et Christine and the Queens
L'article de Franquebalme que je cite est un chef d’œuvre de mauvaise foi. Il s’agit d’une « instruction exclusivement à charge » contre une chanteuse que je n’apprécie pas particulièrement, mais il se trouve que
1) j’ai connu « Chris » quand elle était « Héloïse Letissier » au collège ;
2) d’une façon générale, je ne tolère pas certains procédés merdiques de polémique, notamment l’insinuation mensongère.
Un exemple : dans un encart « Chris dans le texte » (page 86): Franquebalme fait le montage suivant
.
Telle quelle, la phrase de Christine est certes grandiloquente et on pourrait légitimement s'en moquer, mais le commentaire de Franquebalme est carrément ignoble (fait accentué par l’emploi de termes vulgaires : « Normale Sup », « profs » en contraste avec l'emploi tout à fait superfétatoire du passé simple) à moins que ce soit de la pure incompétence journalistique (aucune tentative de comprendre ce qu'elle dit, aucun « recoupement »).
En effet, dans un entretien avec Télérama, Christine avait évoqué non pas l'appartenance de ses parents (tous deux professeurs, ce qu’elle ne cachait pas) à la classe ouvrière, mais leurs origines ouvrières. Fait qui n’a rien d’étonnant, nombre de professeurs recrutés dans les années 1970 provenant de milieux « moyens ou populaires ».
Ce n’est qu’un exemple : tout l’article baigne dans une atmosphère de sordide calomnie qui laisse des doutes sur la santé mentale du rédacteur.
À l’époque, j’avais eu l’intention d’écrire à Marianne, je ne l’ai pas fait (de toute façon, ça ne sert jamais à rien). J'ai donc profité de la production inepte de Julliard pour dire quelque chose de la production inepte de Franquebalme.

2) Julliard et la crise du coronavirus
J’ai déjà parlé (en pas trop bien) de Julliard (Jacques Julliard, linguiste indigne d'être loué).
En tant qu’éditorialiste, il fait preuve sur certains sujets d’une certaine stupidité ; dans Marianne, ses éditoriaux d’il y a quelques semaines me paraissaient acceptables (sans être d’accord à 100 %, mais j'avait l’impression qu'une discussion avec l’auteur aurait été possible, ce qui n’est pas le cas si celui-ci est manifestement stupide et borné, même ponctuellement).
Julliard, éditorialiste outrancier
Depuis le début de la pandémie, j’ai retrouvé cette stupidité julliardesque (son absence m’étonnait un peu), dont l’éditorial du 1er mai est une émanation radicale. Cette stupidité apparaît par exemple, dans l’outrance des termes employés (« débâcle », « bilan indigne, catastrophique »); dans le dénigrement implicite d’institutions qui, les ARS mises à part, ne peuvent avoir aucune responsabilité dans le nombre des décès (le CNRS) ou qui au contraire sont plutôt « responsables » d’avoir empêché des décès (les CHU). En ce qui concerne la Sécurité sociale, Julliard veut certainement dire « l’assurance-maladie », puisque, conceptuellement, la Sécurité Sociale concerne aussi la vieillesse, le chômage et la famille, Mais même l’assurance-maladie (les CPAM) n’ont pas de pouvoir décisionnaire en matière médicale, elle peut accepter ou refuser de financer telle ou telle décision médicale, mais cela ne vaut que pour une période « normale », pour du moyen ou du long terme, pas pour une période de crise, où les décisions reviennent au pouvoir politique (de même qu’il n’appartenait pas aux CAM de décider si l’IVG serait remboursée ou non).

La France, le pays des sigles
Dans la phrase que je cite, Julliard accumule des sigles pour « dénoncer », « stigmatiser » un trait négatif caractéristique selon lui de « la France » (la suradministration) ; c’est un procédé de bateleur comique, pas de « penseur politique » (même pseudo-). 
Je remarque qu’il n’a pas indiqué le sigle, pourtant extrêmement « riche », de l’institution où il a travaillé le plus longtemps : l’EHESS (il a aussi travaillé au CNRS et dans divers IEP). Ça n’aurait pas été mal pour faire le poids !

« Dans le pays de Pasteur, de Claude Bernard et de Laennec » c’est indigne 
À quoi rime au juste l’idée selon laquelle la France a fait aussi mal que l’Italie, l’Espagne, le Royaume-Uni, mais « dans le pays de Pasteur, de Claude Bernard et de Laennec » c’est indigne ? 
Cela relève de la pensée magique : la France serait « le pays de la médecine d’avant-garde » (comme elle serait, magiquement, « le pays des droits de l’homme »). Je ne pense pas que les exploits des chercheurs français du XIXème siècle aient quoi que ce soit à voir avec l’évolution de la pandémie de Covid-19 en France en 2020 ; dans les cas d’épidémie majeure, le problème est d’abord politique (par exemple, pour la peste de Marseille en 1720, aucune solution médicale n’était disponible ; la solution a été politique : le confinement militaire de la Provence, puisque on n’avait pas confiné Marseille à temps).
Il est clair pour tous (surtout rétrospectivement) qu’il y a eu en janvier-février des erreurs politiques (par exemple, je suppose : ne pas bloquer les avions venant de Chine ; ne pas fermer la frontière avec l’Italie ; aller au théâtre ; le comportement de Buzyn) ; elles ne sont sans doute pas pénalement répréhensibles, elles s’expliquent par une certaine idéologie à la fois « bon enfant » et mortifère (la mondialisation), par une certaine inertie (paralysie devant le danger ; crainte des moqueries).

Conclusion
La « réflexion » de Julliard est du même ordre que celle d’imbéciles de réseaux sociaux qui disent : « Comment se fait-il qu’avec 57 % de prélèvement obligatoires, la France n’ait pas assez de masques ? ». Du reste, en arrière-plan de l’article de Julliard, cette idée de « l’excès des prélèvements obligatoires » est présente, sans aucune distance, sans aucune réflexion sur le sujet. Je ne dis pas qu’il faut toujours « augmenter les prélèvements obligatoires », mais il faut savoir de quoi on parle. Pour un soi-disant social-démocrate, proche de la CFDT, ça la fout mal !



Création : 5 mai 2020
Mise à jour :
Révision :
Auteur : Jacques Richard
Blog : Les Malheurs de Sophisme
Page : 91. La prose de Julliard ne vaut pas un liard
Lien : https://lesmalheursdesophisme.blogspot.com/2020/05/la-prose-de-julliard-ne-vaut-pas-un.html







vendredi 24 avril 2020

90. Les accidents de la circulation font-ils croître le PIB ?

Quelques remarques sur une erreur récurrente de la pensée économique critique


Classement : économie ; PIB ; croissance




Référence 1
*Jacques Littauer,  « Le PIB nous rend aveugle », Charlie Hebdo, n°1447, 17 avril 2020, page 3.
Texte
 « Lorsque je suis à l’arrêt dans un embouteillage, je ne peux pas avancer, mais je contribue à la croissance ! ».

Référence 2
*Cyril Dion, « Quel avenir pour la Convention Citoyenne pour le Climat ? », France Inter, Le téléphone sonne, 23 avril 2020
L’auteur
Selon la page de l’émission (lien), Cyril Dion est « auteur, réalisateur et militant écologiste, garant de la Convention Citoyenne pour le Climat »
Texte
« Lorsque vous avez un accident de voiture, vous faîtes croître le PIB. »

Analyse
Nous avons ici affaire à une idée reçue dans les milieux écologistes à orientation de gauche et dans les milieux de gauche à orientation écologiste. Cette idée est pourtant fausse. Cela ne signifie pas que l’on ne doive pas « critiquer » le concept de PIB, mais, pour cela, il vaudrait mieux utiliser des arguments fondés.

1) les accidents de voiture
a) démonstration élémentaire
Je vais d’abord supposer qu’il n’existe pas d’assurance automobile et que d’une période de référence à la suivante, le revenu du conducteur concerné est fixe.
Il est évident que si ce conducteur doit payer 1 000 euros de réparations, son revenu disponible (ressource) diminue de 1 000 euros qu’il ne pourra pas dépenser à autre chose (par exemple, pour expliciter la situation, un séjour d’alpinisme à l’UCPA de Chamonix, dépense dont objectivement il peut très bien se passer).
Au total, le PIB a été légèrement modifié sur le plan qualitatif, mais sur le plan comptable, son montant (N milliards d’euros) n’a pas changé.
Donc, cet accident de voiture n’a généré aucune augmentation du PIB, aucune « croissance ».

b) le rôle de l’assurance
Dans un pays comme la France, les risques automobiles sont presque totalement mutualisés (pas complètement, puisqu’il existe la franchise pour les conducteurs responsables, et que certains conducteurs ne sont assurés qu’« au tiers », c'est-à-dire seulement pour les dégâts occasionnés à autrui).
Mais cela ne change pas fondamentalement les choses. Cela signifie qu’il ne faut pas envisager chaque accident séparément, mais la totalité des accidents intervenus dans une période de référence. Le coût de ces accidents constitue une dépense des sociétés d’assurance, en fait une « perte de ressource » qu’elles ne pourront pas « dépenser » à autre chose (ristournes aux assurés, versements de dividendes, placements mirifiques, etc.). Par conséquent, la dépense globale des réparations, achats de véhicules neufs, etc. est neutralisée par cette perte. Le PIB ne change pas.

2) l’essence brûlée inutilement
a) les embouteillages
Nous admettrons de nouveau que d’une période de référence à la suivante, le revenu du conducteur concerné est fixe.
Ici, intervient le fait, tout à fait contingent, que pour un conducteur, la consommation d’essence dans un embouteillage représente rarement plus de quelques centimes. Néanmoins, si on fait la somme de toute ces consommations inutiles, on arrive sans doute à plusieurs milliers d’euros dans une période donnée. D'autre part, si on se place d'un point de vue théorique, même une perte de 1  centimes est une perte réelle (d'ailleurs, les comptables font leurs calculs au centime près, sur plusieurs milliers, millions, ou milliards d'euros !).
Ces milliers d’euros « partis en fumée » dans les embouteillages privent les conducteurs (dans leur ensemble) d’une ressource qu’ils ne pourront pas dépenser autrement ; en pratique, pour réaliser des besoins de déplacement identiques, ils devront dépenser un supplément en essence égal à la perte représentée par la consommation au cours des embouteillages, et seront privés de cette somme pour d’autres dépenses. Au total, le PIB ne change pas sur le plan comptable, mais est légèrement modifié sur le plan qualitatif.

b) la consommation moyenne des automobiles
Ce raisonnement s’applique d’ailleurs à la consommation moyenne des automobiles : le PIB n’augmente pas parce que votre nouvelle voiture consomme 9 litres aux 100 km, alors que la précédente consommait 6 litres aux 100 ; il ne diminue pas non plus ; mais la structure de votre consommation et la structure qualitative du PIB se trouvent modifiée). Il ne diminue pas non plus si vous achetez une voiture consommant moins que la précédente.

Commentaire
Pour quelle raison cette idée « Lorsque vous avez un accident de voiture, vous faîtes croître le PIB. » est-elle devenue aussi « populaire » ?
Il y a sans doute l’action d’un biais cognitif (à déterminer).
Il est évident que les accidents de la route génèrent une activité de réparation. Conclusion : bon Dieu, mais c’est…. Bien sûr… Ça augmente le PIB ! Gloria Alléluia ! Le capitalisme n’a qu’à bien se tenir !
Un élément du raisonnement a été opportunément shunté : quelles conséquences ont les dépenses de réparations sur le budget d'un ménage ? (C’est un grand classique du raisonnement économique « de gauche », mais le raisonnement économique « de droite » n’est pas non plus exempts d’oublis opportuns, ils sont simplement différents).
Il y a donc une certaine puérilité dans ce raisonnement, alors que tout le monde dispose par expérience quotidienne des éléments nécessaires (contrairement, par exemple, à un raisonnement sur la marche du Soleil et de la Terre, où l’expérience quotidienne ne suffit pas).

Cela étant dit, il y a certainement  lieu de procéder à une critique réelle (et non pas puérile) des notions de PIB et de croissance.

Compléments (5 mai 2020)
1) Le raisonnement ci-dessus n'est valable que « toutes choses égales » (mes revenus d'une part ; l'offre de travail approprié d'autre part). En revanche, si je décide, pour compenser la perte due à l'accident, de « travailler plus pour gagner plus » ou si ma demande de réparations génère une activité supplémentaire (chose possible), il y aura possibilité d'une croissance du PIB. Mais cela n'est pas spécifique aux accidents de la route  ! 
2) Du reste, ce ne sont pas « les accidents de la route » qui génèrent de l'activité, mais la volonté de « réparer », ce qui entre dans le cadre de l'amortissement du capital, donc une activité normale dans tout système économique.
3) Curieusement, ceux qui dénoncent le PIB au nom des accidents de la route sont tout à fait partisan de  « réparer plutôt qu'acheter du neuf » (ce qui est légitime) : mais il faut reconnaître qu'ils devraient aussi reprocher aux réparations de  « faire croître le PIB » ! 
Tout cela repose sur une incompréhension de l'économie capitaliste, une façon moralisatrice de la voir, ici avec une orientation « de gauche » (mais il est clair qu'il y a aussi une façon moralisatrice « de droite » de ne pas comprendre correctement l'économie  capitaliste, par exemple lorsque quelqu'un défend inconditionnellement le niveau des plus hautes rémunérations - on ne peut plus parler de « salaires »).

Complément (6 mai 2020)
4) On peut admettre que tout accident (pas seulement de circulation) génère, outre des dégâts humains (blessures, décès), des dégâts matériels qui peuvent être considérés comme « perte en capital » ; mais pour l'établissement du PIB, on ne peut pas tenir compte des ces pertes en capital qui touchent des biens de consommation ; s'il n'y a ni achat, ni réparation (ce qui arrive), le calcul du PIB ne subit aucune conséquence du fait d'une perte en capital non répertoriée (contrairement aux pertes en capital des entreprises qui sont comptabilisées et peuvent donc être enregistrées statistiquement).

À venir
*PIB et croissance



Création : 24 avril 2020
Mise à jour : 6 mai 2020 (complément)
Révision :
Auteur : Jacques Richard
Blog : Les Malheurs de Sophisme
Page : 90. Les accidents de la circulation font-ils croître le PIB ?
Lien : https://lesmalheursdesophisme.blogspot.com/2020/04/les-accidents-de-la-circulation-font.html







samedi 18 avril 2020

89. Alain Corbin dans Télérama

Quelques remarques sur des assertions surprenantes d’Alain Corbin


Classement :




Référence
*Lorraine Rossignol, « L’invité : Alain Corbin », Télérama, n° 3666, 15 avril 2020, pages 3-6, notamment page 4

L’auteur
Alain Corbin, né en 1936, est historien ; Lorraine Rossignol est journaliste à Télérama. L'entretien est justifié par la publication d'un nouveau livre d'Alain Corbin, une Histoire de nos ignorances.

Texte 1
« […] le fait que le jeune Proust ignorait tout, en 1900, de l’existence des pôles Nord et Sud, découverts ultérieurement, n’a sans doute eu aucune incidence sur l’écriture de son œuvre. Il n’empêche qu’il ne vivait pas dans la même cartographie que la nôtre, même s’il en savait déjà beaucoup plus sur la Terre qu’un Goethe, un Stendhal ou un Chateaubriand. »
Analyse
La formulation « en 1900, Proust ignorait tout de l’existence des pôles Nord et Sud, découverts ultérieurement » parait curieuse. Certes, personne n’était allé aux pôles, mais le concept des « pôles terrestres » comme « points (réels) où passe l’axe de rotation de la Terre » est connu depuis longtemps (depuis que la rotation de la Terre a été admise comme un fait scientifique) ; d’autre part, le climat régnant aux pôles était depuis longtemps connu comme, disons, très froid, par simple exploration des zones arctiques et antarctiques ; peut-être ne savait-on pas à coup sûr s’il y avait de la terre ou de la mer précisément aux pôles, mais de toute façon, cela ne change pas grand-chose en pratique : on a affaire à des étendues glacées (banquise au nord, glaciers au sud) et les explorateurs des pôles (au pôle Nord : Robert Peary en 1909 ; au pôle Sud : Robert Scott et Roald Amundsen en 1911), qui se préparaient depuis plusieurs années savaient qu’ils devraient utiliser des traîneaux.

Texte 2
« Peut-être découvrira-t-on un jour que l’échec essuyé par Napoléon à Waterloo en 1815 fut certes dû, au-delà de ses choix tactiques, à d’épouvantables conditions météorologiques… mais qui étaient les conséquences, inexplicables à l’époque, de l’éruption du Tambora. Le 5 avril de la même année, ce volcan indonésien émit en effet un nuage de cendres si épais qu’il plongea le monde dans l’obscurité pendant trois ans, de 1815 à 1818. »
Analyse
A proprement parler, les conditions météorologiques n’ont pas plus causé la défaite de Napoléon qu’elles n’ont causé la victoire de Wellington : ces conditions étaient les mêmes pour tous.
A fortiori, que ces conditions aient été déterminées par une éruption volcanique n'a aucun impact sur le déroulement de la bataille de Waterloo.
C’est un fait tout à fait intéressant, qui a sans doute créé une perturbation de la vie quotidienne sur une bonne partie de la Terre, mais a priori sans conséquences politiques.
En ce qui concerne Waterloo, il me semble plus intéressant de dire que Napoléon a été vaincu parce qu’il devait l’être : s’il ne l’avait pas été à Waterloo, cela aurait été à la bataille suivante, étant donné qu’il était confronté à une coalition de toute l’Europe qui avait des ressources de loin supérieures à celles dont il disposait en 1815.

Commentaires
Alain Corbin aurait-il parlé sans suffisamment réfléchir ?



Création : 18 avril 2020
Mise à jour :
Révision :
Auteur : Jacques Richard
Blog : Les Malheurs de Sophisme
Page : 89. Alain Corbin dans Télérama
Lien : https://lesmalheursdesophisme.blogspot.com/2020/04/alain-corbin-dans-telerama_18.html







jeudi 16 avril 2020

88. Quelques réflexions sur la trop célèbre « charge mentale »

Quelques remarques sur la notion devenue d’usage courant de « charge mentale »




La notion de « charge mentale des femmes » a fait son apparition dans l’idéologie féministe à une date relativement récente. Les études sociologiques et statistiques montrent que globalement, le souci pour le soin de la famille pèse plus sur les mères que sur les pères, néanmoins l’usage de la formule « charge mentale » a une dimension polémique abusive.

La situation jusqu'aux années 1960
Il fut un temps où, dans les milieux urbains du moins, les femmes mariées n’avaient pas d’emploi extérieur ; il y avait une division du travail fondée sur des stéréotypes très anciens : l’homme rapporte à la famille de quoi vivre ; la femme s’occupe des enfants, du ménage de la cuisine, de tous ce qui est « domestique » ; dans les milieux bourgeois et petit-bourgeois, les épouses avaient justement des domestiques (mais il leur revenait d’organiser leur travail), pas chez les ouvriers ni les employés.
Dans les années 1950 et 1960, les femmes urbaines ont commencé à travailler après le mariage, et il est certain qu’à cette époque, elles ont été victimes d’une conjoncture défavorable. Elles étaient souvent plus demandeuses de travail que contraintes par leur époux, dont elles devaient obtenir l’autorisation formelle (jusqu'en 1965), de sorte qu’elles ont dû assumer à la fois le travail domestique et leur emploi extérieur (l’époux considérant, implicitement, que son « autorisation » compensait largement la charge de travail qu’avait souhaité l’épouse).
Il faudrait tout de même tempérer l’aspect inégalitaire de ce pseudo-échange (puisque l’autorisation de l’époux n’avait aucune valeur d’un point de vue humain) : les hommes assumaient une partie du travail domestique, en ce qui concerne les travaux de bricolage, de réparation, considérés comme « travail d’homme » ; mais cela représentait une moindre « charge », une charge moins quotidienne, et plus valorisante. On doit aussi noter que : l’homme avait le « droit » d’aller seul au café, pas l’épouse ; l’homme avait le « droit » de jouer au tiercé, pas l’épouse ; que l’homme avait le « droit » de dépenser un peu d’argent en tabac, pas la femme, etc. etc. 

L'évolution depuis les années 1960
Le problème des discours féministes actuels, c’est qu’ils donnent l’impression que rien n’a changé depuis les années 1960 !
Il semble évident que dans nombre de couples (formés par des personnes qui étaient enfants dans les années 1960, ou qui sont nées plus tard, donc moins influencés par l'exemple des couples traditionnels), une répartition des rôles plus égalitaires s’est établie, et que même dans les couples inégalitaires, la situation n’a rien à voir avec ce qui se passait à l’époque.
Du reste, le changement de la phraséologie le montre : dans les années 1980, le discours féministe dénonçait « la double journée », notion qui mettait l’accent sur le travail concret effectué par les femmes, sur la « charge de travail ».
La notion de « charge mentale » est apparue sans doute parce que le thème de la « double journée » n’était plus réaliste, plus vraiment crédible. L’idée, c’est que, certes les hommes travaillent plus qu’autrefois dans le domaine domestique, mais ils n’assument pas les tâches organisationnelles, ils se contentent en quelque sorte d’obéir aux ordres de leur épouse. Curieusement, cette situation semblerait plutôt valorisante pour les femmes, mais les féministes (ou plutôt les néo-féministes) préfèrent percevoir la situation comme un nouvel avatar de leur éternelle situation de victime, situation que (selon elles) rien ne pourra jamais changer.

Dans ces conditions, pourquoi être « féministe » ? 
Non pas pour améliorer la situation des femmes (puisque, selon elles, rien, en définitive, ne peut l’améliorer, de même que pour l'extrême-gauche des années 1960, aucune amélioration de la situation des travailleurs n'était possible dans le système capitaliste ; il est vrai qu'après les années 1970, la situation des travailleurs a subi une détérioration, mais l'extrême-gauche a alors préféré tourner son attention vers d'autres sujets que la situation de la classe ouvrière). 
Il s'agit plutôt de s'installer dans des petits fromages idéologiques, voire matériels (activités de « consultation », de « coaching »), fondés sur la dévalorisation morale de l'homme et sa détestation (le thème des violences conjugales, beaucoup plus rentable, a d'ailleurs été substitué à celui de la charge mentale). 
Le problème vient des gens de médias qui reprennent de telles notions approximatives et mystificatrices comme s'il s'agissait de vérités d'évidence.
En revanche, les femmes n'accordent pas d'importance aux propos des Coffin et autres pasionarias du féminisme radikal, sauf une minorité surmédiatisée des plus jeunes.



Création : 16 mars 2020
Mise à jour : 
Révision : 5 novembre 2020
Auteur : Jacques Richard
Blog : Les Malheurs de Sophisme
Page : 88. Quelques réflexions sur la trop célèbre « charge mentale »
Lien : https://lesmalheursdesophisme.blogspot.com/2020/04/quelques-reflexions-sur-la-charge.html







vendredi 6 mars 2020

87. Les médias et les « profs » : cuvée 2020

L'apocope « prof » dans les médias français de haute qualité


Classement : tics médiatiques




Le monde médiatique français fait preuve, à l'encontre des professeurs de l'enseignement secondaire, voire supérieur, d'un mépris condescendant, dont le marqueur le plus fréquent est l'utilisation de l'apocope « prof ». 
J'en ai donné un premier exemple sur la page Graves incivilités à Bordeaux (journal Sud-Ouest du 7 octobre 2016), d'autres sur la page Déchaînement anti-profs qui concerne la fin de l'année 2016, et un florilège pour l'année 2017 (lien) 
Après une interruption de 2 années, voici quelques autres exemples, relevés en 2020 : 

*Jean-Paul Brighelli, 29 février 2020 (lien), « Comme nous, Caroline Fourest en a soupé de la génération "offensée" » : 

« Le livre de Fourest est — entre autres — une collection des hauts faits du politiquement correct, des deux côtés de l’Atlantique. Il y a la narration des épisodes connus, l’interdiction d’un spectacle au Québec, le lynchage d’un prof à Evergreen, le blocage des Suppliantes d’Eschyle à la Sorbonne pour cause de "blackface", ou l’interdiction de parler imposée à Sylviane Agacinski à Bordeaux. »
D'où la remarque d'un internaute : « C'est curieux, chez les blogueurs médiatiques, cette manie d'utiliser le mot "prof". Surtout de la part de quelqu'un qui fut, dit-on, professeur de Lettres. »
Noter que dans le cas de l'université d'Evergreen (Etat de Washington), il ne s'agit pas d'un, mais de plusieurs professeurs.

*Arte, 4 mars 2020, présentation du film de Catherine Corsini La Belle Saison : le Monsieur Loyal de service nous informe qu'une des protagonistes est une paysanne montée à Paris, et que l'autre est « prof d'espagnol ».
Olé ! Et même : olé olé !

*Gurvan Le Guellec, site de l'Obs, 06 mars 2020 (lien), « Mais pourquoi les profs tiennent-ils autant à "leur" baccalauréat ? »  : 
Texte du chapeau de cet « article » :
« Le bac ne joue plus aucun rôle dans les trajectoires futures des élèves. Pourtant, la plupart des profs de lycée défendent mordicus ces épreuves. Pour comprendre cette étrangeté, il faut se plonger dans la psychologie enseignante… »
Cet énoncé suinte tellement le mépris auto-satisfait qu'il suscite des interrogations quant à la psychologie de Gurvan Le Guellec, petit clone issu d'une quelconque école de commerce, bouffon avatar masculin de la Radier et de la Brizard (notamment : Gurvan Le Guellec a-t-il une psyché ?).



Création : 6 mars 2020
Mise à jour :
Révision :
Auteur : Jacques Richard
Blog : Les Malheurs de Sophisme
Page : 87. Les médias et les « profs » : cuvée 2020
Lien : https://lesmalheursdesophisme.blogspot.com/2020/03/les-medias-et-les-profs-cuvee-2020.html