samedi 5 octobre 2019

67. Vive la narchie !

Quelques remarques sur un document hachement interpellatif issu de la bande à Narchiste


Classement :




Référence
Il s’agit d’un tract affiché sur le cours des 50-otages à Nantes, vers l'arrêt de tram de ce nom.
Prise de vue : 18 septembre 2019.

L’auteur
Non indiqué.

Texte

Analyse
A venir

Commentaire
Quand on a réussi à lire une page comme ça, si on n’est pas mort d’ennui, on a très envie de devenir membre de la bande à Narchiste.



Création : 5 octobre 2019
Mise à jour :
Révision :
Auteur : Jacques Richard
Blog : Les Malheurs de Sophisme
Page : 67. Vive la narchie !
Lien : https://lesmalheursdesophisme.blogspot.com/2019/10/vive-la-narchie.html








vendredi 20 septembre 2019

66. L'imbécillité des libertaire-esse-s

Quelques remarques sur une propagande pitoyable du groupuscule Alternative libertaire


Classement : France ; vie politique ; extrême-gauche




Référence
Il s'agit d'affiches apposées à l’arrêt du tramway 50 Otages à Nantes, sur des contreplaqués remplaçant les vitres normalement présentes (il en reste une, à droite).
Prise de vue du mercredi 18 septembre 2019.

L’auteur
Alternative libertaire : un quelconque groupuscule.

Texte




Analyse et commentaire
Ce que cette affiche veut faire comprendre (très lourdement), c’est que toutes les femmes sont « harcelées, violées, humiliées, frappées » et que tous les hommes (tous harceleurs, violeurs, etc.) doivent savoir que « la peur va changer de camp », qu’ils doivent tous « avoir peur ».
On croirait avoir affaire à la propagande d’un groupe féministe sectaire, non pas à un groupe politique prétendument « libertaire ».
Que des « libertaires » n’aient rien d’autre à faire que de se mettre à la remorque des féministes ultra et de dépenser de l’argent pour le manifester à la face du monde est la preuve qu’ils sont pitoyables.



Création : 20 septembre 2019
Mise à jour :
Révision :
Auteur : Jacques Richard
Blog : Les Malheurs de Sophisme
Page : 66. L'imbécillité des libertaire-esse-s
Lien : https://lesmalheursdesophisme.blogspot.com/2019/09/limbecillite-des-libertaires.html








mercredi 18 septembre 2019

65. L'imbécillité des écologistes 2. Notre-Dame-des-Landes

Quelques remarques sur une sottise de la « pensée » écologiste actuelle et une seconde preuve que les écologistes sont pitoyables


Classement :




Ceci est une suite de la page L'imbécillité des écologistes 1. Le combat antinucléaire, dans laquelle on a vu que les écologistes politiques main stream ont pour la lutte antinucléaire, combat né dans les années 1970, un attachement passionnel, devenu pathologique à une époque où l’ « ennemi principal » est le réchauffement climatique.

Ce n’est pas le seul aspect pitoyable de la « pensée » écologique.
Par exemple, ils s’imaginent volontiers avoir remporté une grande victoire en « empêchant » la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. À quoi on peut faire deux objections :
1) ce ne sont pas les écolos qui l’ont emporté dans ce combat, ce sont les fascistes blackblocks ;
2) mais surtout, il faut bien constater que depuis la reculade du gouvernement Philippe, il n’y eu dans le milieu de l’écologie politique aucun mouvement d’envergure dirigé contre la croissance du transport aérien, pas même un effort public de réflexion ni sur les moyens, ni sur les étapes (évidemment, car pour un écolo, il n’y a pas d’étapes, tout doit disparaître d’un seul coup !), ni sur les proportions d’une régression du transport aérien. Actuellement, le transport aérien est croissant, il se « démocratise » à tour de bras, Ryanair peut se pavaner à coups de trompettes de la renommée. Or l’aéroport de NDDL avait été envisagé par rapport à une croissance prévisible du transport aérien.
Il serait donc amusant que dans 30 ans, que dans 70 ans, le trafic aérien ait été multiplié par deux ou trois, ou 10 ou 20 : ce ne serait absolument pas grave, puisque, à Nantes, grâce à la victoire de NDDL, tous les avions passeraient par Château-Bougon (alias « Aéroport Nantes-Atlantique »), comme en 1960 ! Yes ! Pan dans la gueule à Ayrault et à son « Ayrauport » ! (Ça, c’était de l’humour !)
Là encore, les écolos ont choisi de combattre l’ « ennemi » secondaire plutôt que l’ennemi principal.



Création : 18 septembre 2019
Mise à jour :
Révision :
Auteur : Jacques Richard
Blog : Les Malheurs de Sophisme
Page : 65. L'imbécillité des écologistes 2. Notre-Dame-des-Landes
Lien : https://lesmalheursdesophisme.blogspot.com/2019/09/limbecillite-des-ecologistes-2-notre.html








mardi 17 septembre 2019

64. L'imbécillité des écologistes 1. Le combat contre le nucléaire

Quelques remarques sur une contradiction majeure de la « pensée » écologiste actuelle et une preuve que les écologistes sont pitoyables


Classement : France ; vie politique ; écologie politique




Pour les écologistes politiques main stream, la gauche qui se veut écologiste et sans doute d’autres catégories soucieuses de l’environnement, une politique écologique se doit de souscrire à deux « combats » : la lutte contre le réchauffement climatique et la sortie du nucléaire.
Je n’ai jamais entendu de journaliste critiquer cette position lorsqu’elle était (assez souvent) émise.
Il devrait pourtant  être évident que ces deux « combats » sont contradictoires : l’énergie nucléaire ne participe pas au réchauffement climatique, elle en est plutôt la victime (manque de ressource en eau froide à certains moments). Donc, si on veut limiter l’utilisation des énergies fossiles, la moindre des choses serait de ne pas vouloir en même temps limiter la production nucléaire.
Mais la « pensée » écologiste ne peut pas admettre qu’il y a un « ennemi principal », le réchauffement climatique, et un « ennemi secondaire », le nucléaire. Ou si cela peut s’admettre, cela ne peut pas être dit (car dire cela ce serait un reniement, une trahison, un effondrement moral). Pourquoi ? Parce que la lutte contre le nucléaire est un signe de ralliement de l’écologie politique depuis environ 45 ans : Creys-Malville ! Plogoff ! Le Carnet ! Le nucléaire, c’est dangereux ! Ça mène à une société totalitaire ! C’est technocratique ! Etc. Etc. C’est en assez grande partie exact, l’énergie nucléaire n’est pas forcément une solution à long terme, mais elle n’est plus, pour quelques décennies, le problème majeur de notre temps.
C’est pitoyable.

A venir
*L’imbécillité des écologistes 2 : Notre-Dame-des-Landes



Création : 17 septembre 2019
Mise à jour :
Révision :
Auteur : Jacques Richard
Blog : Les Malheurs de Sophisme
Page : 64. L'imbécillité des écologistes 1. Le combat contre le nucléaire
Lien : https://lesmalheursdesophisme.blogspot.com/2019/09/limbecillite-des-ecologistes-1-le.html








vendredi 2 août 2019

63. Le journalisme à la française au Machu Picchu

Quelques remarques sur un procédé journalistique habile pour présenter incorrectement les faits


Classement : 




Référence
*Natacha Triou, « Le journal de la culture », France Culture, 1er août 2019, 8 h 30 (lien)

L’auteur
Natacha Triou est journaliste et productrice à France Culture.

Texte
Après avoir indiqué que le site du Machu Picchu est visité par un million de visiteurs (par an) alors que 500 000 sont préconisés, elle ajoute :
« Le gouvernement péruvien prévoit la construction d’un nouvel aéroport international à quelques kilomètres de là. »

Analyse
Remarquable travail d’écriture médiatique : en une ligne et demie, elle réussit à énoncer trois approximations qui sont très proches du mensonge.
Elle s’adresse à des auditeurs qui, pour la plupart, connaissent le Machu Picchu, mais n’ont jamais entendu parler de ce projet d’aéroport (que personnellement, je ne connais que depuis un voyage au Pérou en mai dernier). Ils vont donc être enclins à penser :
1) qu’il existe déjà un aéroport international pas loin du Machu Picchu ;
2) que le « nouvel aéroport international » va être construit à une distance de 5 à 15 km du site (« quelques kilomètres ») ;
3) que ce nouvel aéroport a spécifiquement pour but de desservir le site du Machu Picchu (un peu comme la gare de Chessy-Marne-la-Vallée dessert Disneyland).

Commentaire
Bien sûr, « il n’existe pas de faits objectifs » : néanmoins, je crois nécessaire de préciser (avec l'aide d'une carte du Pérou centrée sur le Machu Picchu et Cuzco) :
1) que le Pérou ne compte actuellement qu’un seul aéroport international, l’aéroport Jorge-Chavez, situé à Lima (à environ 500 km de là, au nord-ouest) ;
2) que le nouvel aéroport doit être construit à une distance à vol d’oiseau d’environ 50 km, beaucoup plus par la route (il faut passer par Urubamba et Ollantaytambo) ;
3) que ce nouvel aéroport doit d’abord desservir la ville de Cuzco, d’autant plus que l’accès au Machu Picchu est on ne peut plus contrôlable et contrôlé (il faut prendre un train à Ollantaytambo, et, arrivé à Aguas Calientes (carte) prendre une des navettes bus autorisées à rouler sur la piste vers le site) ou monter à pied ; de toute façon, il faut avoir un ticket d'entrée pris à l'avance.

Conclusion
Bien entendu, ce projet d’aéroport est critiquable ; néanmoins, il n’appartient pas à une journaliste, fût-elle de France Culture, de fonder sa critique en prenant de telles libertés avec la réalité (tout en prenant garde de ne pas mentir explicitement).



Création : 2 août 2019
Mise à jour :
Révision :
Auteur : Jacques Richard
Blog : Les Malheurs de Sophisme
Page : 63. Le journalisme à la française au Machu Picchu
Lien : https://lesmalheursdesophisme.blogspot.com/2019/08/63-le-journalisme-la-francaise-au-machu.html








mercredi 12 juin 2019

62. Qui est Romain Cachou ?

Quelques remarques sur le nom d’origine de Romain Gary et sur l’histoire de la Pologne au XXème siècle


Classement : linguistique ; polonais ; 




Référence
*Guillaume Erner, Les Matins, France Culture, 10 mai 2019

Texte
À l’occasion de la publication d’œuvres de Romain Gary dans la collection « La Pléiade », Guillaume Erner recevait Mireille Sacotte, responsable de cette édition.
Curieusement, à plusieurs reprises (au moins 2), il prononce « Cachou »  le nom d’origine de Gary (Roman Kacew) ; il s’agit d’un nom polonais qui se prononce /katsef/. Mireille Sacotte le lui signale ensuite discrètement en disant « Romain Katsef ».

Commentaires
La prononciation /kashu/ s’explique (mais ne se justifie nullement), en ce qui concerne le « ew/ou » par une influence de l’anglais (to chew, it grew, it flew) ; pour ce qui est du « c/sh », en revanche, je ne vois pas d’explication.
Noter que Guillaume Erner ne semblait pas très au fait des vicissitudes de la ville de Wilno/Vilna/Vilnius, lieu de naissance de Gary : « il est né à Vilnius en Lituanie », « il est passé sous le contrôle de la Russie, avant de revenir à la Pologne après la Première Guerre mondiale » : en 1914, au moment de la naissance de Roman Kacew, Wilno faisait partie de l’Empire russe depuis le troisième partage de la Pologne (1795) ; une forte proportion de la population restait cependant de langue polonaise. Après la Première guerre, la République de Pologne réussit à prendre le contrôle de la ville au détriment de la Russie soviétique et de la Lituanie ; en 1940 Wilno est intégrée à l'URSS, d'abord à la RSS de Biélorussie, puis à la RSS de Lituanie.



Création : 12 juin 2019
Mise à jour :
Révision :
Auteur : Jacques Richard
Blog : Les Malheurs de Sophisme
Page : 62. Qui est Romain Cachou ?
Lien : https://lesmalheursdesophisme.blogspot.com/2019/06/qui-est-romain-cachou.html








61. Quelques arguments antiplatistes

Deux arguments simples et vérifiables à l’encontre de la théorie de la Terre plate


Classement :  épistémologie ; cosmologie




Référence
*Alan Burdick, « "La Terre est plate mais on nous le cache !" », Books, n° 93, décembre 2018, pages 24-30.

Aperçu des théories platistes
L’article part d’un « congrès platiste » qui a eu il y a peu aux États-Unis, et donne à partir de là quelques informations sur les théories platistes.
Les platistes considèrent que la Terre est un disque plat, dont le centre est le Pôle Nord, autour duquel se répartissent continents et océans jusqu’à un mur de glace (l’Antarctique) qui borde le disque ; il n’y a donc pas de Pôle Sud (au-delà du « mur de glace », il y aurait des espaces incroyablement riches, mais dont les puissants veulent se réserver l’usage). Par ailleurs, les platistes sont géocentristes : pour eux, le Soleil tourne autour de la Terre, à une distance de quelques dizaines de kilomètres.
L’auteur de l’article de Books ne défend nullement ces points de vue : il accepte la théorie de la sphéricité de la Terre, mais ne pense pas à fournir d’arguments en faveur de cette théorie (acceptée par les scientifiques et philosophes grecs depuis le 5ème siècle avant J.-C., ce qui ne les empêchait pas d’être presque tous géocentristes).

Arguments anti-platistes élémentaires
Quels argument simples peuvent être opposés aux « platistes », sans recourir ni à l’histoire de l’astronomie, ni à des considérations un peu compliquées (le problème de la course rétrograde de certaines planètes), ni à des preuves (l’exploration spatiale) qu’ils récusent par principe parce qu’ils pensent que tout ce qui concerne l’espace relève d’un vaste « complot » orchestré par la NASA ?
Il me semble qu’il y a deux arguments de ce type en faveur de la sphéricité de la Terre ; laissant de côté la question de la rotation et de la révolution, je considère ici le mouvement diurne apparent du Soleil (déplacement du Soleil d’Est en Ouest).

Argument 1 : Le Soleil « se lève » partout, mais pas en même temps
Si on est réveillé au moment adéquat (et s’il n’y a pas de nuages), de préférence au bord de la mer (là où on voit le mieux « l’horizon »), on peut voir le Soleil « se lever » (apparaître au-dessus de l’horizon) ou « se coucher » (disparaître derrière l’horizon). Cela se produit partout sur la Terre (il y a cependant des cas particuliers, que je verrai plus loin). Les cartes postales stéréotypées de « couchers de soleil » attestent que le phénomène n’est pas l’exclusivité de l’endroit où réside un platiste allergique à tout voyage. 
Or, le lever du Soleil ne se produit pas partout en même temps, ce qu’il est facile de vérifier grâce à une liaison vidéo avec quelqu'un résidant beaucoup plus à l’Ouest (le Soleil se lève là où je suis, alors qu’il fait encore nuit plus à l’Ouest ; quelques heures plus tard, le Soleil se lèvera plus à l’Ouest, tandis que je le verrai plus ou moins haut dans le ciel).
Une seule personne peut elle-même vérifier cela, au prix d’un déplacement : en relevant l’heure au moment du lever du soleil à, par exemple, Long Island (mettons : 7 h 35) ; en se rendant alors en Angleterre, au bord de la Mer du Nord, sans changer l’heure à sa montre, il constaterait le lendemain que le Soleil ne se lève pas à 7 h 35 (+ ou – 2 mn), mais à 2 h 35 (heure qu’il est à ce moment à Long Island, encore plongée dans la nuit). On peut noter que les marins calculent la longitude de cette façon (différence entre l’heure solaire locale et l’heure donnée par une horloge à l’heure du lieu de référence, Greenwich en général) depuis le XVIIIème siècle !
Dans la conception platiste, ce phénomène n’a pas d’explication, étant donné qu’il ne peut même pas se produire : dans cette conception, le Soleil se lève au même moment pour le monde entier (au moment où il apparaît au-dessus du bord Est du disque).
Au contraire, la sphéricité de la Terre permet de comprendre ce phénomène, puisque dans ce cas il n’y a pas de « bord » de la Terre ; un endroit donné de la Terre se trouve à un moment face au Soleil au zénith (il est midi solaire), quelques heures plus tard, le Soleil « se couche » ; quelques heures plus tard, l’endroit se trouve à l’opposé du Soleil (minuit) ; quelques heures plus tard, le Soleil « se lève ». Aux endroits qui ont la même heure solaire correspond un méridien, une même longitude.

Argument 2 : le « Soleil de minuit »
Un phénomène concomitant est inexplicable dans la théorie platiste : le fait que quand on va vers le nord en été (en Scandinavie, voire en Ecosse), on constate en été un allongement considérable de la période du jour, et même, quand on atteint une certaine zone, on peut ne pas voir le Soleil se coucher (ni se lever) pendant plusieurs jours : à midi, le Soleil est assez haut dans le ciel (mais moins qu’en France) ; à minuit, il est bas dans le ciel, mais toujours visible (en l’absence de nuages) : d’où une autre carte postale stéréotypée des régions du nord des pays scandinaves : « le Soleil de minuit » (rassemblant 24 photos du Soleil prises à une heure d’intervalle).
Il est facile de vérifier le fait soi-même en se rendant en Norvège au Cap Nord, où chaque année en été se rendent des milliers de touristes, ou même un peu moins loin (à Narvik par exemple ou aux îles Lofoten).
Comment s’explique ce phénomène ? L’axe de rotation de la Terre n’est pas perpendiculaire au plan de la révolution autour du Soleil ; en juin-juillet, le Pôle Nord est exposé au Soleil (qui est à la proche de la verticale du Tropique Nord), tandis qu’en novembre-décembre, c’est le Pôle Sud (le Soleil est à la verticale du Tropique Sud).
Ce balancement (qui est aussi la cause, dans les pays de climat tempéré, de la variation saisonnière des températures) ne serait pas possible si la Terre était plate.



Création : 12 juin 2019
Mise à jour :
Révision :
Auteur : Jacques Richard
Blog : Les Malheurs de Sophisme
Page : 61. Quelques arguments antiplatistes
Lien : https://lesmalheursdesophisme.blogspot.com/2019/06/quelques-arguments-antiplatistes.html