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mardi 7 janvier 2020

76. La rhétorique du Docteur Maboula 1 : les prostituées nigérianes

Quelques remarques sur les procédés rhétoriques d’un professeur branché de l’enseignement supérieur


Classement : féminisme radikal ; totalitarisme intellectuel




Ceci est une suite de la page Dr Maboula and Mister Jourde.

Référence
*« Médias, espace public : la liberté d’expression est-elle menacée ? », France Culture, Signes des temps, 24 novembre 2019

Les intervenants
Marc Weitzmann avait invité outre Pierre Jourde, Hadrien Mathoux (Marianne), Céline Piques (« Osez le féminisme ! ») et Maboula Soumahoro, « angliciste, maîtresse de conférence à l’Université de Tours, chercheuse en french diaspora studies ».

Diatribe
Le docteur Maboula, qui a soutenu sa thèse en 2008 à l’université de Tours, a ensuite été recruté comme maître de conférences par l’université de Tours. Comme chacun sait, rien de plus facile pour un thésard confirmé que d’obtenir un poste dans l’enseignement supérieur. Le docteur Maboula est donc parfaitement fondé à se prévaloir d’une faible affection pour la France, sentiment qu’il justifie et argumente dans les médias.
Pour ma part, je l’ai entendu dans l’émission Signes des temps (France Culture) à propos du problème de la « censure de fait » opérée par des groupes activistes d’extrême gauche. Le docteur Maboula était opposé à Pierre Jourde : celui-ci déplorait cette censure, Maboula en revanche affirmait qu’une telle censure n’existe pas, notamment parce que les interventions activistes visant à empêcher la tenue de tel ou tel événement ont lieu au nom de la JUSTICE ! Il semble que, selon le docteur Maboula tout ce qui est fait au nom de la JUSTICE est profondément JUSTE et ne saurait constituer, entre autre, un acte de censure, chose profondément INJUSTE (qui est le fait de l’État postcolonial INJUSTE).
Dans sa controverse avec Pierre Jourde, le docteur Maboula s’est énormément fondé sur le cas d’une conférence qu’Emma Becker devait tenir à Grenoble à propos de son livre La Maison, dans lequel elle narre une expérience de plus de deux ans comme prostituée dans divers bordels européens. Le docteur Maboula a répété à mainte reprise que cette conférence d’Emma Becker était profondément INJUSTE, notamment vis-à-vis des « prostituées nigérianes, qui elles n’ont pas droit à la parole ». À mon avis, le livre d’Emma Becker et Emma Becker elle-même sont surtout très cons et je n’aurais l’idée ni de l’acheter (le voler peut-être ?), ni d’aller écouter ce que son auteur en dit. Mais de là à empêcher la tenue de cette « conférence » !
Notons que le docteur Maboula évoque complaisamment la privation de parole des prostituées nigérianes (victimes par ailleurs de l’oppression intersectionnelle des maquereaux français, blancs et racistes), mais qu’elle ne fait rien pour leur donner effectivement la parole ; apparemment, elle estime que ces malheureuses femmes devront se satisfaire (par procuration) du fait que le Docteur Maboula ait lutté pour qu'Emma Becker soit privée de parole.
Donc, par conséquent, le docteur Maboula aura-t-il la bonté de chercher les moyens appropriés pour informer les prostituées nigérianes 
1) sur l’ « expérience » menée par Emma Becker ;
2) sur le fait qu’elle a été en leur nom privée de la parole à l’université de Grenoble ?
J’en doute, supposant que les prostituées nigérianes n'ont rien été d’autre que des instruments de l’argumentation du Docteur Maboula contre Pierre Jourde (et contre la société patriarcale en général), ou pour le dire plus clairement, qu’elles aient été purement et simplement instrumentalisées par le Docteur Maboula, rhétoricien et sophiste.



Création : 7 janvier 2020
Mise à jour :
Révision :
Auteur : Jacques Richard
Blog : Les Malheurs de Sophisme
Page : 76. La rhétorique du Docteur Maboula 1 : les prostituées nigérianes
Lien : https://lesmalheursdesophisme.blogspot.com/2020/01/la-rhetorique-du-docteur-maboula-1-les.html








lundi 25 novembre 2019

71. Dr Maboula and Mister Jourde

Quelques remarques à propos d’un débat biaisé organisé sur France Culture


Classement : extrême gauche ; censure ; politiquement correct




Référence
*« Médias, espace public : la liberté d’expression est-elle menacée ? », France Culture, Signes des temps, 24 novembre 2019

Les intervenants
Marc Weitzmann avait invité outre Pierre Jourde et Maboula Soumahoro, « angliciste, maîtresse de conférence à l’Université de Tours, chercheuse en french diaspora studies », Hadrien Mathoux (Marianne) et Céline Piques (« Osez le féminisme ! ») 

Analyse (parfois fantaisiste)
On pourrait dire que ce débat, qui portait sur l’existence d’une censure d’extrême-gauche, a été un affrontement entre les forces du Bien et les forces du Mal, ce dont je vais rendre compte (de façon seulement en partie fantaisiste) sur cette page, intitulée

Dr Maboula and Mister Jourde

Le docteur Maboula, logicien d’une implacable « dureté », a démontré de façon convaincante qu’à l’encontre de ce que prétend le sieur Jourde, cette censure n’existe pas, car
1) il n’est de censure que d’État ;
2) il n’y a pas de censure lorsque l’œuvre d’abord non jouée (par exemple Les Suppliantes) a finalement été jouée ;
3) il n’y a pas de censure puisque, M. Jourde, vous ne pouvez me citer que deux cas où un événement prévu n’a pas pu avoir lieu (notamment la conférence de Sylviane Agacinski à Toulouse) ;
4) l’autocensure n’a rien à voir avec la censure [petits rires condescendants du Dr Maboula et de Mme Piques] ;
5) nos demandes de censure sont fondées non pas sur une morale, mais sur la JUSTICE !
Comment, M. Jourde, vous ne savez pas faire la différence entre la morale et la JUSTICE ?
Comment, M. Jourde, vous êtes contre les congés payés ? Contre le droit à l’avortement ? Toutes choses qui relèvent de la plus pure JUSTICE ! (Certes, Dr Maboula, tout cela est absolument JUSTE, mais ça n’a pas de ra…)
Comment, M. Jourde, vous ne connaissez pas le titre de ma thèse ? Quelle injustice, M. Jourde !
Comment, M. Jourde, vous ignorez la différence entre l’opinion (ce que vous pensez) et la connaissance (ce que je pense, en tant que maître de conférences à l’université de Tours, université dans laquelle j’ai soutenu en 2008 ma thèse, fondamentale, intitulée La couleur de Dieu ? Regards croisés sur la Nation d'Islam et le Rastafarisme, 1930-1950).
Comment, M. Jourde, vous êtes assez ringard pour employer la formule « sciences molles » qui a été abandonnée depuis l’époque de Copernic ? (Certes, Dr Maboula, je dirai donc « sciences sociales » ! Bien, M. Jourde, je ne vous en tiendrai pas rigueur dans mon évaluation finale).

Conclusion
Il est clair que le débat était gravement biaisé : 3 hommes contre 2 femmes ! C'est à juste titre que le Dr Maboula a dénoncé la censure dont lui-même et sa comparse avaient été constamment victimes.  



Création : 25 novembre 2019
Mise à jour : 26 novembre 2019
Révision :
Auteur : Jacques Richard
Blog : Les Malheurs de Sophisme
Page : 71. Dr Maboula and Mister Jourde
Lien : https://lesmalheursdesophisme.blogspot.com/2019/11/dr-maboula-and-mister-jourde.html