Affichage des articles dont le libellé est Apocope Prof. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Apocope Prof. Afficher tous les articles

samedi 7 octobre 2017

20. Jean-Claude Milner et les profs

A propos d’une remarque de Jean-Claude Milner sur le statut des « profs »


Classement :





Ceci est un complément aux pages :

Référence
*Jean-Claude Milner et Philippe Petit, Considérations sur la France, Paris, Editions du Cerf, 2017, page 50.
Il s’agit d’un entretien entre les deux auteurs. 

Texte
Page 50, on peut lire la déclaration suivante du premier :
« Aujourd'hui, le mot prof’, réservé autrefois à l’argot des élèves, est devenu la désignation courante d’un corps de métier, mais certainement pas d’un corps intermédiaire. L’institution scolaire s’est polymérisée en communautés éducatives, où les enseignants ne peuvent être que minoritaires face aux parents et à l’administration. Dans l’enseignement secondaire, un prof n’est rien devant un élève, moins que rien devant les parents, moins que moins que rien devant son chef d’établissement. Pour abréger, je laisse de côté l’enseignement supérieur, mais l’évolution est analogue. »

Commentaires
Jean-Claude Milner perçoit le caractère péjoratif du mot « prof ».
Je ne suis pas d’accord avec la hiérarchie qu’il indique. Je ne pense pas que la relation des enseignants et du chef d’établissement soit de ce type, en tout cas ce n’est pas du tout ce que j’ai connu (il y a moins de dix ans) ; les chefs d’établissements restent fondamentalement des professeurs.
Il est clair qu’il y a eu une dégradation vis-à-vis des élèves et des parents ; de là à dire « il n’est rien... », « il n’est moins que rien »…, c’est excessif.
En revanche, Jean-Claude Milner n’évoque pas d’autres instances tout aussi importantes : l’administration de l’Education nationale (hauts fonctionnaires rectoraux et ministériels, conseillers de cabinet, qui feraient tellement bien ce que les « profs » font tellement mal !) ; la Cour des Comptes (voir par exemple Le Figaro du 5 octobre 2017) ; le corps des journalistes, notamment « spécialistes de l’éducation » ; ainsi que que le corps des sociologues spécialistes de l’éducation et des déclarations médiatiques.
A l'heure actuelle, c'est le corps des journalistes qui utilise (hors conversation courante) le plus massivement le mot « prof ».



Création : 7 octobre 2017
Mise à jour :
Révision :
Auteur : Jacques Richard
Blog : Les Malheurs de Sophisme
Page : 20) Jean-Claude Milner et les profs
Lien : http://lesmalheursdesophisme.blogspot.fr/2017/10/jean-claude-milner-et-les-profs.html







jeudi 16 février 2017

11 Les profs sont partout en 2017



Classement : tics médiatiques


Le monde médiatique manifeste à l'encontre des professeurs de l'enseignement secondaire, un mépris condescendant, dont le marqueur le plus important est l'utilisation systématique de l'apocope « prof ». 
J'en ai donné un premier exemple sur la page Graves incivilités à Bordeaux (journal Sud-Ouest du 7 octobre 2016), puis d'autres sur la page Déchaînement anti-profs qui concerne la fin de l'année 2016. 
En voici quelques autres, relevés en 2017 : 

*Télérama, 7 janvier 2017, page 15, Courrier des lecteurs
Inconscience ou provocation ? 


*Marianne, 10 février 2017, page 61, article de Perrine Cherchève et Marie Huret, « Elise et les "Cash Boys" »
On est ravi d'apprendre la prof-ession du papa d'Elise Lucet.

*Télérama, 1° mars 2017, page 20, article de Marion Rousset sur l'enseignement de la grammaire 
Chochottes ! Tandis que les journalistes, rien ne leur fout les boules...
Noter le lieu commun : alors que se creusent les inégalités scolaires.

*Marianne, 10 mars 2017, page 31, article d'Etienne Girard, « Grosse déprime chez les élus », encart : 
Même les profs, y s'y mettent, comme k'y dirait !

*L'Express, 22 mars 2017, à propos d'une professeure sourde

Le rédac ou la rédac de cet article en profitera pour prendre quelques cours de français...

*Charlie Hebdo, 10 mai 2017, page 7, entrefilet de Jacques Littauer
Jacquot, arrête tes chars !

*Libération, 26 juin 2017, page 13
Mais non...
Car il est professeur de gymnastique, tique, tique !
Note
Soit dit en passant, le « prof » en question, ce n'est pas de la petite bière. C'est de la « société civile » très haut de gamme, Villani, genre... Et le chapeau de Libération, c'est plus de la désinformation qu'autre chose.

*Libération, 30 juin 2017, pages 14-15-16, article « Le coming out pour tous »




Pourquoi Lisa, elle serait pas « pubeuse » ? 
Et pourquoi y'zont pas réussi à trouver le moindre « prolo » 
homo ?

*Le Canard enchaîné, 18 octobre 2017, article de C. B., « REP, réseau d'éducation (très) perfectible » 
Ce qui est à la fois comique et pathétique dans Le Canard enchaîné, c'est la propension à reprendre les rapports (PISA, Cour des cons) sans la moindre réserve, sans la moindre recherche sur les tenants et aboutissants des problèmes évoqués.
Ce qui plaît au Canard, c'est que ce soit « critique », que ça « dénonce »  (dans ce cas, l'article est dirigé contre « les socialistes ») ; il est bien évident qu'un « prof expérimenté » qui occupe, vu son ancienneté, un poste dans un établissement normal, après avoir passé quelques années en REP et réussi à y échapper, ne va pas demander une mutation pour y revenir, même pour gagner 50 ou 100 euros de plus par mois. « Les socialistes » n'ont rien à voir là-dedans. 
Quant à la Cour des cons (dite, pour ne pas vexer, des comptes), où de jeunes cons sortis pas frais de l'ENA touchent trois fois le traitement d'un professeur agrégé, elle ne fait jamais de rapport sur sa propre inutilité.
En arrière-plan, il y a l'idée qu'il faut la « mettre au pas », cette engeance qu'un journaliste ne saurait s'abaisser à appeler « professeurs ».
En bref : le journaliste du Conard enchaîné est aussi sot que le reste de la profession.

*Libération, 27 novembre 2017, dossier sur les élèves pauvres

Il faut leur en apprendre aux pov' prof' !
Et surtout, la pauvreté, il ne faut pas la combattre : ce serait du repli sur soi, voire du bolchevisme, il faut changer son regard ! 
Le pauvre dispose de richesses spirituelles qu'il ne faut pas négliger et il est plus difficile .à un riche ... 
Dis, Libé, c'était comment le Moyen Âge ?



Création : 16 février 2017
Mise à jour : 29 novembre 2017
Révision : 2 septembre 2020
Auteur : Jacques Richard
Blog : Les Malheurs de Sophisme
Page : 6 Déchaînement anti-profs
Lien : http://lesmalheursdesophisme.blogspot.fr/2016/10/dechainement-anti-profs.html








samedi 22 octobre 2016

6 Déchaînement anti-profs



Classement : tics médiatiques


Le monde médiatique fait preuve, à l'encontre des professeurs de l'enseignement secondaire, d'un mépris condescendant, dont le marqueur le plus important est l'utilisation systématique du terme « prof ». 
J'en ai donné un exemple comique sur la page Graves incivilités à Bordeaux (journal Sud-Ouest du 7 octobre 2016).
En voici quelques autres : 

*Blog du Monde, 20 septembre 2016 (lien)
Un article de Violaine Morin est intitulé :
Deux profs d’histoire détricotent les propos de Nicolas Sarkozy sur les « Gaulois »
Il s'agit de Mathilde Larrère, « maître de conférences à l’université Paris-Est Marne-la-Vallée », et Laurence De Cock, « professeure d’histoire-géographie à Paris » [notons comment la « prof » du titre devient « professeure » dans le corps de l'article]. Les conceptions déconstructionnistes et la pratique de l'histoire à coup de touite de Mesdames Larrère et De Cock mériteraient par ailleurs une analyse sérieuse.

*Aujourd'hui, 18 octobre 2016
Partis à la chepê, tiens !

*Marianne, 21 octobre 2016
Cependant, à l'intérieur, l'article d'Alain Bentolila est titré « Ces agressions de professeurs que nous ne pouvons plus tolérer » ; dans l'article lui-même, il emploie le plus souvent le mot « enseignants ».
Dans le même numéro de Marianne, l'éditorial de Renaud Dély « Une colère bleue » énonce : 
Flics, profs, même combat !

*Libération, 6 décembre 2016, page 12, chapeau d'un article de Marie Piquemal, alias M. Pi
Les profs, c'est pas des balances !

*Un ouvrage grand public

*Marianne, 9 décembre 2016, couverture
Dans le même numéro : 


*Causeur, décembre 2016, page 22, article de Régis Soubrouillard, « Collège : ces langues mortes qu'on assassine »

Comment peut-on être « prof de lettres classiques » ? De lettres modernes (voire postmodernes), à la rigueur...



Création : 22 octobre 2016
Mise à jour : 16 février 2017
Révision : 29 septembre 2017
Auteur : Jacques Richard
Blog : Les Malheurs de Sophisme
Page : 6 Déchaînement anti-profs
Lien : http://lesmalheursdesophisme.blogspot.fr/2016/10/dechainement-anti-profs.html








vendredi 14 octobre 2016

5 Graves incivilités à Bordeaux



Classement : tics médiatiques 



Sans oublier l'incivilité des journalistes qui les appellent « profs » !

Notes
*Extrait de Sud-Ouest (Bordeaux Rive Gauche) du vendredi 7 octobre 2016
*le lycée Nicolas Brémontier (152, Cours de l'Yser) est situé entre le centre de Bordeaux et la gare Saint-Jean.

A suivre
*Déchaînement anti-profs, créée le 22 octobre 2016



Création : 14 octobre 2016
Mise à jour :
Révision : 29 septembre 2017
Auteur : Jacques Richard
Blog : Les Malheurs de Sophisme
Page : 5 Graves incivilités à Bordeaux
Lien : http://lesmalheursdesophisme.blogspot.fr/2016/10/incivilites-bordeaux.html